Budget de l’Agglo : Kotte Ecenarro reste taxiturne.

« Le budget que nous présentons est le reflet de nos ambitions » affirme sans rire le vice-président Ecenaro pour justifier l’augmentation de 1000 % des taxes.

Retour sur la longue marche des incompétents.

Le but des regroupements des communes en Communauté de Communes puis en Communauté d’agglomérations, était clair : c’était, croix de bois, croix de fer,  pour faire des économies maousses par mutualisation des moyens.

Or, contre toute attente, en 2008, la Communauté de Communes Sud Pays Basque se constitue et son budget bondit ( la masse salariale avec ) sans que les mairies délestées de certaines compétences baissent leur budget et leur personnel pour autant.

Les années suivent et se ressemblent:

AnnéeBudgetAugmentation 
200815 092 184 
200916 348 6858,33%
201022 574 21038,08%
201124 850 00010,08%
201237 536 45551,05%
201340 524 0217,96%

Mieux, en 2012 quand la Communauté de Communes devient la Communauté d’agglomérations Sud Pays Basque, le budget explose : plus 51 % ! La population avait-elle subitement augmentée ? Non ! De nouvelles prérogatives avaient-elles été ajoutées ? Non ! Les mairies avaient elles baissé leurs dépenses et leur personnel en conséquence ? Non ! Mais il fallut nommer immédiatement deux nouveaux vice-présidents.

Cet exemple peut être étendu aux autres communautés, avec une mention spéciale pour la Communauté de Communes Nivadour, qui le 15/10/2015, dépose auprès de la mairie de Lahonce un permis de construire pour un nouveau siège, tout en sachant qu’elle devait disparaitre, absorbée par la nouvelle CAPB.

Aujourd’hui, dans la même veine, les besoins financiers de la CAPB sont tels que les taxes prélevées ont bondi de 1000 % (Voir l’article précédant de RamDam :

https://ramdam6440.fr/2021/09/22/la-capb-en-plein-dans-le-1000/)

Quoi d’étonnant ?

Les mêmes causes produisant les mêmes effets et les mêmes incapables important leurs mêmes erreurs, cette désinvolture quant au respect de l’argent public reste leur modus operandi.

Pourtant, lors de la gestation de la CAPB, la mise en garde du préfet (que certains accusent aujourd’hui d’être la cause de cette gestion bancale) était sévère. Dans un document, ( un CD envoyé à tous les élus ), le préfet analyse les précédents regroupements et conclut : (Proposition du Préfet : Etat des Lieux, Page 14)

« Au total, on peut constater :

une superposition des niveaux de coopération intercommunale ;

des conflits de compétences ;

une productivité affectée ;

 des économies d’échelle non réalisées. »

Pas un élu responsable d’un tel fiasco ne s’est senti concerné, visé, encore moins accusé. Pas un n’a reconnu : « effectivement, ces regroupements sensés procurer des économies d’échelle par mutualisation des moyens, nous n’avons pas su les faire et nous n’en sommes pas plus capables aujourd’hui . »

Bien au contraire. La loi NOTRE (loi support de ce regroupement http://www.gouvernement.fr/action/la-reforme-territoriale) dont le but était bien clair « En jeu, la baisse des dépenses publiques et une meilleure prise en compte des besoins citoyens. » fut l’air de violon sur lequel tous pissèrent allégrement.

Aujourd’hui, les responsables au plus haut niveau : le président Jean René Etchegaray et le vice -président aux finances Kotte Ecenarro découvrent que trop c’est trop et sont les seuls à s’étonner qu’un bond de 1000 % fasse de même bondir le contribuable.

Kotte Ecenarro le justifie ainsi : « Le budget que nous présentons est le reflet de nos ambitions, pour le Pays basque, pour les habitants de nos territoires »,

Il faudrait le calmer le petit Kotte, et lui rappeler que la définition de l’ambition, c’est la « Recherche immodérée de la domination et des honneurs. » ce que les habitants du Pays Basque n’ont aucune raison de payer .

Jean René Etchegaray en remet une couche surréaliste :  « On n’est pas sur quelque chose qui dérape, on veille à une évolution maîtrisée de la fiscalité. » A partir de quel % ce ne sera plus maitrisable ? 10 000 % ?

Bref, résumons : le budget de la CAPB n’est « pas sur quelque chose qui dérape », mais plutôt un « dérapage sur quelque chose », espérons-le du pied gauche, ça porte bonheur… enfin, si l’on maitrise son équilibre (budgétaire) devant le contribuable,

Michel Gellato

Un commentaire

  1. Étonnant ? Non! tous les matins, je ne peux que constater le temps de casse-croûte des nettoyeurs de plage et autre agents d’entretien qui dure entre 1h30 et 2 h ! Les après midi ensoleillés on ne peut pas compter le nombre de personnes qui devraient logiquement être au travail. Hélas, le réflexe est le même, toute classe sociale confondue y compris des médecins dont on manque cruellement en France et des assistés professionnels tous forts fatigués de leurs statuts de « travailleur exploité », de se faire bronzer au soleil ou de faire du surf. Les retraités deviennent presque minoritaires et davantage encore les mercredis et vendredis. Tout cela doit se payer d’une manière ou d’une autre par une minorité qui pense encore que le travail fait de la richesse.
    Gérard Schrepfer

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