À propos

Notre ADN (Appareil à Décoder les Naufrages)

On peut ironiser sur tout mais pas avec n’importe qui. Les éclats de rire n’empêchent pas RamDam 64-40 de prendre très au sérieux sa mission.

  • Gratter à contresens du poil : interpeller nos élus locaux afin qu’ils rendent des comptes sur leur gestion de notre territoire.
  • Lancer des alertes : mettre au grand jour la face cachée des décisions politiques et dénoncer les possibles dérives des élus (transparence, concertation, dépense publique, intérêt général).
    Mais aussi :
  • Mettre à l’honneur les comportements vertueux de certains élus pionniers.
  • Faire des propositions de bonnes pratiques à nos élus en manque d’imagination.
  • Rester humble face à la notion de pouvoir : Ramdam 64-40 change de président tous les ans

La revanche des cancres las

Les mauvais élèves d’Anticor sont devenus des étudiants appliqués depuis qu’ils ont fondé RamDam 64-40. Préférant l’humour à la procédure, l’impertinence à la connivence, l’association des citoyens décidés à se faire entendre connaît un succès grandissant depuis son lancement en 2018.

À force de s’ennuyer au fond de la salle près du radiateur, les six garnements finissent par se parler : contrairement aux apparences, Guy Aubertin, Dominique de la Mensbruge, Michel Gellato, Dominique Lapierre, Jacques-André Schneck et Jean-Yves Viollier ne sont pas des écoliers attardés mais simplement des membres de l’association Anticor. La vieille dame dont ils sont épris pour certains depuis plusieurs années leur est toujours apparue comme très respectable, mais son centralisme démocratique – le moindre éternuement d’un membre devant être immédiatement rapporté à Paris ! – et son goût systématique pour les procès finit par les lasser. 

Un jour de 2017, ils décident d’oublier Paris et d’adresser directement une lettre à la première magistrate d’Urrugne, la pétillante Odile de Coral qui avait affirmé dans « Sud Ouest » « qu’une dizaine des membres de son conseil municipal aurait dû l’accompagner au tribunal », lors de sa mise en examen pour prise illégale d’intérêt. La pudique Odile refusant de leur donner les noms, les vieilles canailles prennent alors leur plus belle plume pour demander aux conseillers municipaux pourquoi ils ne réagissent aux propos de leur maire alors qu’ils sont mis en cause.

Michel GELLATO

L’humour plutôt que les prétoires

Anticor Paris, sans même avoir écouté les factieux, les informe par lettre qu’ils sont virés de l’association, ce qui les comble d’aise car ils venaient de prendre la décision de partir et de tracer leur route tous seuls. Rejoints Par Philippe Morel et Béatrice Chevé, ils décident de fonder une association citoyenne qui ne se contentera pas de dénoncer les illégalités commises par les élus mais pointera aussi du doigt les immoralités et autres accommodements avec la loi de nos responsables locaux. Et au lieu de traîner tout ce beau monde au tribunal, RamDam 64-40 préfèrera toujours se moquer des élus, les blessures de vanité se révélant souvent plus cuisantes que des passages au tribunal où les responsables politiques voient leurs frais de Justice pris en charge par la collectivité. 

Dominique LAPIERRE

Cohabiter ensemble malgré les divergences politiques

Restait un problème d’importance à régler pour une association de citoyens décidés à se faire entendre et à provoquer le maximum de ramdam : est-ce que des gens de droite, du centre et de gauche peuvent unir leurs forces pour une même cause ?  Nous étions nous-même si peu convaincus que nous avons décidé de nous laisser six mois pour faire nos preuves, en nous réunissant régulièrement. Très belle surprise : si nos jugements sur le nouveau président de la République ou sur tel ou tel élu divergeaient notablement, nous avons toujours su faire passer notre souci de citoyenneté et de moralisation de la vie publique avant nos sensibilités politiques.

Béatrice CHEVÉ

Un succès au-delà de nos espérances

Vite rejoints en 2018 par deux journalistes de formation, François Berland et Florian Mora, nous décidons d’organiser nos premières réunions publiques. Ce qui nous permet de vérifier qu’on peut être à la fois grandes gueules et… dans ses petits souliers. Nous sommes persuadés que notre public, même si nous avons loué une salle de 80 places à la maison des Associations de Biarritz, va « tenir dans une cabine téléphonique ». Grosse surprise, la salle est pleine, et au vu des adhésions, nous constatons que la moralisation de la vie publique n’est pas l’apanage de notre seul petit groupe. En fin d’année, la cérémonie de remise des klaxons d’or, d’argent et de béton aux élus adeptes du franchissement de ligne jaune, et de harpes à ceux qui ont fait montre de grandes vertus républicaines, nous permet de remplir une salle de 120 personnes. En annonçant l’événement et en s’amusant de cette cérémonie, Sud Ouest, La Semaine du pays basque, Mediabask, mais aussi France Bleu Pays basque, TVPI, BAB info nous donnent un sacré coup de main. 

Dominique DE LA MENSBRUGE

Membres et sympathisants

À notre grande surprise, nous constatons lors de ces réunions publiques que des élus viennent se mêler à l’assistance et répondent sans façon aux questions du public. Lors de nos sorties pour assister à des conseils municipaux ou conseils de la communauté d’Agglomérations, nous découvrons aussi avec satisfaction que d’autres élus réagissent très mal à notre présence. Démonstration que le « Tous pourris ! »  n’est absolument pas de mise chez RamDam mais que l’idée que l’on se fait de la citoyenneté implique de ne pas signer un blanc-seing aux élus le temps de leur mandat mais de regarder avec attention ce qu’ils font. 

Pour éviter tout risque d’entrisme, nous décidons que tout élu en fonction ne peut être que simple sympathisant,  mais ne peut participer à nos bureaux ou conseils d’administration. De la même façon, nous décidons d’une distinction nette entre les membres qui travaillent sur le terrain et suivent a minima une ville en dialoguant avec les élus et en faisant remonter les informations, des sympathisants qui pour des raisons personnelles ou professionnelles ne veulent pas s’investir sur le terrain, même s’ils trouvent la démarche de RamDam 64-40 fort louable.

Pour que le contact ne se perde pas entre membres et sympathisants, nous lançons à partir d’octobre 2018, une Lettre aux Sympathisants qui en est, en septembre 2020 au numéro 16. Ce sont aussi les sympathisants qui proposent des candidats pour les harpes et les klaxons. Nous vérifions les informations qui nous sont données avant de proposer au vote des sympathisants le choix final. 

Éric MÉNARD

RamDam 64-40 s’installe dans le paysage

L’année 2019 est marquée par plusieurs succès d’importance avec une assistance dense lors de débats très techniques comme le fonctionnement des Sociétés d’Économie mixtes (SEM) avec Virginie Lannevère, ex-administratrice de L’Hôtel du Palais, ou un débat organisé à Bayonne dans les locaux de la communauté d’Agglomération du Pays basque, sur le Minimum Démocratique Indispensable (MDI) à attendre des candidats aux élections municipales de 2020. Malheureusement, cette année 2019 sera aussi l’année du départ de Guy Aubertin, auteur d’un formidable travail sur Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, mais qui souhaitait que RamDam 64-40 élargisse sa cible aux magistrats, enquêteurs et autre personnel paramunicipal, ce qui ne correspondait pas aux choix de la majorité. Guy reste un ami avec qui nous gardons des relations et que nous soutenons dans ses combats, même s’ils ne sont pas les nôtres.

François BERLAND

Un blog, « Jamais Trop de RamDam » pour être davantage lu et compris

2020 a été une année compliquée pour toutes les associations. Le Covid a bloqué tout le monde, alors que des changements importants se dessinaient dans le paysage local. C’est pour cette raison, faute de pouvoir programmer des réunions publiques que nous avons décidé de ne pas demander de cotisations pour 2020 à nos sympathisants. L’arrivée parmi nous d’Éric Ménard, militant écologiste passionné, qui a vu de l’intérieur ce qu’est une campagne électorale et s’est juré de ne jamais recommencer, a largement compensé ce sentiment d’inaction forcée que nous avons eu parfois, même si le télétravail a vite été mis en place entre nous. 

Jean-Yves VIOLLIER

Avec notre page Facebook et notre compte Twitter que nous laissons en activité, RamDam 64-40 commençait à se sentir à l’étroit. C’est pour cette raison, pour avoir plus de souplesse aussi bien dans la mise en page que dans l’expression que nous avons créé ce blog que vous découvrez peut-être aujourd’hui. Il se veut un lieu de réflexion et de modération et c’est pour cette raison que tous les articles publiés seront signés et que les contributions ne seront pas acceptées si elles sont anonymes. 

Quand ils ont décidé de créer une association, les cancres d’Anticor avaient émis le souhait de devenir « un rassemblement de vieilles canailles ». Finalement, force est de constater qu’il n’est rien de plus efficace qu’un cancre qui se met au travail !