SPL Trans-Landes et RRTL : Une étrange demande d’intercession pour amadouer un procureur

Ramdam a profité de l’été pour rencontrer pas mal d’ex salariés de la SPL Trans-Landes et RRTL, soit démissionnaires, soit licenciés, soit en maladie professionnelle ou en procès envers leur employeur. En tout une dizaine, ça fait beaucoup.

A notre interrogation, est ce que la situation préoccupante dénoncée par ces salariés et soulignée par la Cour Des Comptes, s’est améliorée au sein de la société SPL Trans-landes et RRTL , il semblerait que non. 

(voir notre article: https://wordpress.com/post/ramdam6440.fr/6564)

A Ramdam, nous aurions désiré décrire les nombreux dysfonctionnements tellement nous recueillons de témoignages ahurissants concernant les méthodes de l’équipe de direction, mais, comme de nombreux procès sont en cours, du coup, nous devons ronger notre frein pour ne pas interférer avec les magistrats. En tout, 11 procès dont deux gagnés, les autres toujours en cours. Là encore, ça fait beaucoup.

Donc nous nous bornerons à certains témoignes anciens, mais comme les méthodes ne semblent pas avoir changées, ils gardent toute leur valeur.

En 2014, suite aux divers signalements d’un salarié de la SPL Trans-Landes et RRTL quant aux conditions dans laquelle les chauffeurs travaillaient (ou interprétaient avec désinvolture leurs obligations de sécurité), ce qui devait arriver arriva : un contrôle de la DREAL. (la DREAL est une entité de contrôle sous l’autorité du préfet de région). Bien que l’enquête de la DREAL ne portera que sur une vingtaine de conducteurs sur les 180, ce contrôle pointe dix infractions qui la SPL Trans-Landes et RRTL ne peut justifier.

L’un des Directeurs de l’époque, monsieur Chopin (des Landes) sent le danger et adresse un appel à l’aide à un politique, Jean-Claude Deyres, Président de la société Régie Régionale des Transports des Landes (RDTL) mais surtout maire de Morcenx et Conseiller général des Landes.

Dans ce courrier, monsieur Chopin écrit : « Bonjour Jean Claude, Je souhaitais rédiger un courrier au procureur de la République mais peut-être est-ce mieux que tu le contactes verbalement ou de visu (à toi d’apprécier la meilleure option) »

Car les infractions relevées sont graves « cela peut générer jusqu’à 3700 € par effraction et 6 mois d’emprisonnement » (« ce qui me fera du repos » fanfaronne-t-il) « en fonction de l’appréciation du Procureur de la république. »

Pas rassuré malgré sa rodomontade, il demande à son ami Jean Claude d’intercéder auprès du Procureur.

« Tout devrait être en ordre d’ici deux mois » « penses-tu que le Procureur de la République puisse retenir ces observations pour moduler sa décisions » Ben voyons, entre gens bien on peut se rendre un petit service, non ?

Cette entremise eut-elle lieu et eut-elle l’effet attendu ? En tout cas un dégât collatéral fut que le salarié lanceur d’alerte a dû quitter la SPL Translandes RRTL pour cause de burn-out et harcèlement reconnu comme maladie professionnelle.

Un emmerdeur de moins.

Notons que 3 ans après cet épisode, en 2017, plus de 2000 infractions étaient relevées par le logiciel de la DREAL comme souligné dans le journal des salariés de Translandes RRTL, journal « Non distribué ; interdit par la direction ». On se demande pourquoi.

2159 infractions !! Bon voyage quand même

D’autres témoignages à suivre.

Michel GELLATO

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