URRUGNE : ton univers impitoyable !

Premier volet : « les tribulations d’un maire rattrapé par ses promesses électorales »

La campagne des législatives n’a pas fait oublier aux citoyens que la vie municipale continue…. comme avant. Ramdam a reçu pas moins de cinq témoignages d’Urrugnards surpris que la « nouvelle culture démocratique » du maire Philippe Aramendi se rapproche chaque jour plus de la conception que se font nombre d’élus de leur rôle « je suis pour la démocratie si c’est moi le chef ».

 Nous démarrons donc notre Saga avec :  

Socoa : les parkings de la discorde à nœuds

L’affaire des horodateurs de Socoa est l’illustration parfaite de la mutation des déclarations pré-électorales vertueuses en actions tortueuses.

Rappelez-vous notre article « Les €urodateurs du maire d’Urrugne » (ref 1). Devant le projet du maire qui avait décidé en loucedé d’installer des parcmètres à Socoa pour boucler les fins de mois, les citoyens concernés n’avaient pas bien compris comment « l’objectif de proposer un regard nouveau pour construire l’avenir d’Urrugne avec et pour l’ensemble des Urrugnards » pouvait se faire sans leur avis. D’où la levée de boucliers énergique des Socotards – qui soulignons-le, n’avaient rien demandé- obligeant dare-dare la mairie à inverser la vapeur pour ce projet, malheureusement financièrement déjà bien engagé.

Arrière toute à la mairie d’Urrugne

Lors du conseil municipal du 16 mai dernier le maire a dû déployer tous ses talents d’avocat pour transformer une volée de bois vert en comportement vertueux.

« Quand un projet ne s’engage pas sur les bons rails, Il faut avoir l’humilité et l’intelligence politique de faire une pause » confessera-t-il. Malheureusement, quand on sait que, sans aucune consultation des citoyens concernés, le marché de fourniture des horodateurs, leur pose et leur mise en service était passé, ainsi que le recrutement des Agents de surveillance (délibération n° 16022022DB023 du 16 février 2022 et décision n° 022022DC06 du 18 février 2022), « l’humilité » de Philippe Aramendi est aussi sincère que la promesse d’un enfant qui vient de recevoir une fessée : « Je le jure maman, je ne le ferai plus ».

Pensant s’exonérer, il s’enfonce dans ses contradictions et annonce « le recours à un bureau d’étude afin de recueillir les données de terrain permettant d’accompagner la commune dans la définition de sa politique de stationnement » avouant ainsi l’impréparation de ce projet.

Voilà une bonne gouvernance : on décide, on commande puis on voit si ça sert ou si ça gène et dans ce cas, on demande une étude.

Il était temps que la mobilisation des Urrugnards rappelle au maire Philippe Aramendi, que toute décision politique, tout engagement des deniers publics, tout investissement exige un devoir de prospective. En ce sens, ne pas avoir recadré son adjoint aux finances, André Bayo, déclarant « Un investissement, c’est un pari » est significatif, ce que Ramdam avait relevé ainsi : « Parier avec l’argent public, pourquoi pas le loto ? ».

Mais pas de panique : l’annulation du projet est « quasiment sans frais pour la commune ». Les élus d’opposition aimeraient une meilleure définition du « quasiment ».

Le rétropédalage du maire d’Urrugne sur l’installation des parcmètres dans le quartier de Socoa

Lors de ce conseil municipal, d’abord Francis Gavilan puis Sébastien Etchebarne, déploreront que se flatter de « concertation » quand la décision est déjà prise, ne peut être le mode de gestion d’un maire se faisant le chantre de « la démarche citoyenne, plurielle et participative »

Francis Gavilan pointera que plutôt que payer un cabinet, l’avis et le bon sens des Socotards auraient suffi à éviter un tel fiasco. Sébastien Etchebarne à son tour soulignera le travail inutile que les agents et élus ont dépensé sur ce projet ; temps et travail qui auraient pu être utilisés plus intelligemment. Ça aussi, le citoyen le paye.

Coincé dans ses contradictions, Philippe Aramendi aura quand même sa petite vengeance : lors de l’étude, annoncera-t-il, « les garages qui devaient servir au stationnement des véhicules et qui ont été transformés à usage d’habitation seront également identifiés. »

On trouve sa satisfaction où l’on peut.

Espérons seulement que le bureau d’études que choisira Philippe Aramendi sera vraiment « indépendant ». Un des moyens très pratiqué par les élus pour « sauver la face » est de se décharger sur les cabinets de conseil pour qu’ils se dépatouillent à leur place. Le tout est de choisir le bon cabinet, celui qui sera sensible au désarroi du donneur d’ordre et ne voudra pas lui faire trop de peine, d’autant que c’est lui qui paye (avec nos impôts bien sûr).

Michel GELLATO

Prochainement un deuxième volet de « Urrugne, ton univers impitoyable ».

1)https://wordpress.com/post/ramdam6440.fr/5677

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