Comme on se retrouve !

Quand un citoyen lui apporte la contradiction, le moins qu’on puisse dire, c’est que le député sortant Vincent Bru est loin d’être à l’aise…

C’est une chose de se planquer dans le confort douillet de son bureau et une autre de descendre sur le terrain affronter les citoyens. Le député sortant Vincent Bru en a fait l’expérience dimanche 29 mai aux halles de Biarritz. Flanqué de l’inénarrable Guy Lafite, qui était censé lui faciliter les contacts locaux et a détalé en me voyant arriver, le hasard a voulu que je croise Vincent Bru venu tracter sur Biarritz. Après avoir poliment attendu mon tour, j’ai donc enfin pu transmettre la question que tout RamDam souhaitait lui poser. Est-il normal qu’un député ne réponde jamais aux électeurs de sa circonscription pendant toute sa mandature ? Nous avons pourtant tout essayé : les messages téléphoniques à son suppléant et à son assistant parlementaire, les mails, le courrier suivi, la lettre recommandée et même la fausse lettre d’un admirateur… Vincent Bru ne répond jamais, comme le prouve le courrier recommandé qui nous a été renvoyé par la Poste. Quel est l’intérêt d’avoir un député qui ne tient pas compte de l’avis de ses électeurs ? Notre interrogation est donc très simple : comment peut-on oser se représenter à un mandat national quand on n’a « pas fait le job » pendant une mandature ? « Nous estimons à RamDam que vous n’avez pas rempli vos obligations envers vos électeurs pendant votre mandat et sommes très surpris que vous osiez vous représenter. Est-ce que vous vous considérez comme un redoublant persuadé qu’il a enfin compris en quoi consistait le métier de député et  décidé à bien le faire pendant son nouveau mandat ? »

Vincent Bru, tentant d’expliquer qu’on peut être un bon député, sans jamais répondre aux sollicitations de ses électeurs…

Les spécialistes du langage corporel admireront sur la photo la position totalement rétractée du député qui se prend lui-même dans les bras, comme pour se protéger face à un citoyen mécontent. Pas de doute possible, cet homme est l’incarnation même du courage physique en politique et s’il est amené à voter la guerre, il sera le premier à être engagé volontaire.

Et vous savez quelle a été la réponse du député pris en flagrant délit de fumisterie ? « C’est très bien d’exprimer votre point de vue ». On se moque de qui ?

Jean-Yves VIOLLIER

Le joli boulot de Sud Ouest

Très beau travail du quotidien régional Sud Ouest (28/5) sur le travail parlementaire accompli par nos députés sortants. Les chiffres prouvent que nous ne sommes pas face à des cancres absolus, malgré une tendance certaine à ne pas être présents quand les sujets sont sensibles (Nous y reviendrons).

Une infographie précise et documentée. Tout ce qu’on aime. Bravo !

Les médias n’ont pas à choisir

Grand agacement, en revanche, à l’écoute du débat organisé conjointement par France Bleu Pays basque et Sud Ouest, le 27 mai. Cinq candidats de la VIe circonscription ont été conviés à débattre, Vincent Bru, Tom Dubois, Monique Becker, Peio Dufau et Fabrice-Sébastien Bach, tandis que sept autres, Kevin Briolais, Christiane Néel, Marielle Goitschel, Philippe Jouvet, Mathis Tennesson, Bertrand Soubelet et Jacqueline Uhart restaient à la maison. Outre le fait que le point de vue de Mathis Tennesson, 22 ans, du général Soubelet démissionnaire sous Hollande ou de Jacqueline Uhart de Lutte Ouvrière est sans doute largement aussi intéressant que celui de Vincent Bru, RamDam le dit et le répète depuis la présidentielle : ce n’est pas aux médias d’opérer une « présélection » entre les postulants. Il y avait trop de candidats et il était impossible d’organiser un débat à douze, se récrieront sans doute les rédacteurs en chef des deux médias concernés. L’argument est recevable, mais dans ce cas-là, il fallait organiser deux débats car ce n’est pas à la presse de décider qui sont les « grands » et les « petits » candidats.

À Pau, la lutte contre le racisme n’est pas un vain mot : la dame blanche vire au noir

Quel spectacle dépassé, vieillot, archaïque offrait Pau aux touristes quand les joueurs de boules pouvaient se retrouver sous les tilleuls de la place de Verdun. Une honte pour une ville qui se veut être digne de François Bayrou.

Dieux merci, la disparition des tilleuls a aussi entrainé la disparition de ces êtres d’un autre âge, peut-être décimés par les insolations.

Place à des activité plus prestigieuses que l’on puisse afficher au monde : Pau capitale mondiale du jeu d’échec inversé.

A venir, le tir à l’arc à 3 bandes.

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