Philippe Jouvet, l’anti Bru absolu

Face au « gringalet » Vincent Bru, l’ex rugbyman suppléant de Florence Lasserre, Philippe Jouvet n’a qu’une envie : que ça déménage !

La concurrence va être rude dans la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Vincent Bru se présente pour être réélu mais on ne peut pas dire que sa mandature a été fortement appréciée par d’anciens marcheurs. Preuve en est avec Philippe Jouvet, ex-suppléant de Florence Lasserre sur la 5e circonscription. L’ancien assistant parlementaire a décidé de voler à la fois de ses propres ailes et dans les plumes de Vincent Bru par la même occasion. « Le Pays Basque n’est pas suffisamment bien représenté à l’Assemblée Nationale pour être le porte-parole avec énergie, force et conviction du Pays Basque à Paris et pour faire remonter les thématiques locales. D’être un visage énergique, jeune qui représente bien l’énergie du Pays Basque », a expliqué Philippe Jouvet en conférence de presse à l’hôtel Le Cosmopolitain à Biarritz le jeudi 19 mai.

L’énergie et la méthode que n’a pas Vincent Bru

Tout en ajoutant qu’« on a très peu d’occasion de marquer les esprits quand on est à l’Assemblée Nationale. Il faut pouvoir s’organiser ensemble pour pouvoir peser sur ces thématiques, le faire de façon à créer un mouvement avec d’autres députés pour défendre cette particularité ». Dans sa ligne de mire se trouve directement l’activité très lisse de Vincent Bru, député actuel qu’il n’épargne pas. « Je pense que cela nécessite de l’énergie et de la méthode et je ne l’ai pas vu mise en place lors des cinq dernières années et je le regrette, avec Vincent Bru particulièrement. S’il n’a pas été suffisamment actif, il le sera encore moins dans le prochain quinquennat. Je ne vois pas au regard de ce qu’il a fait depuis cinq ans la capacité de faire ça sur les cinq prochaines années ». Rhabillé pour la fin du printemps, le député de la 6e circonscription aura à cœur de défendre son bilan devant les électeurs et lors des débats politiques qui seront organisés.

Viré de LREM mais dans le sillage de la majorité

Philippe Jouvet, ce grand gaillard au format deuxième ligne de rugby, (il a joué Bidart, avec les Archiball’s et le XV des Parlementaires) compte bien faire entendre sa voix dissidente. Il forme un ticket avec Philippe Elissalde le maire d’Ahetze. Au menu de ses prérogatives : les circuits courts et l’alimentation de proximité durable et solidaire, la protection de l’océan et du littoral, la protection de l’environnement, le logement avec des assises en compagnie des pouvoirs publics et des différents acteurs. Interrogé par RamDam sur le devoir d’exemplarité des élus, Philippe Jouvet pense faire partie « d’une génération où la politique ne doit plus être comme elle l’était dans les années 80-90. Je viens du privé où les règles sont très strictes où je me l’applique dans mon activité professionnelle tous les jours. Comme élu j’aurai cette exigence encore plus car c’est une exigence démocratique ». Viré de la majorité présidentielle après sa candidature, le néo dissident s’il est élu s’inscrira malgré tout dans la lignée de la majorité présidentielle.

François BERLAND

De la politique, Laporte a gardé l’habitude de ne rien payer

Honte absolue, le président de la FFR s’est fait offrir sa licence pendant trois ans.

Les bénévoles du rugby qui parfois se cotisent pour offrir le casse-croûte aux jeunes joueurs ont de quoi être écœurés. Selon Le Canard Enchaîné du 18 mai, c’est la ligue PACA présidée par Henri Mondino, vice-président de la Fédération Française de Rugby  par ailleurs, qui a pris en charge de 2017 à 2020 les frais de licence de Bernard Laporte, alors président de la Fédération de rugby, soit un coût de 891 euros. Scandalisé, un dirigeant d’un club du Var a demandé à ce que lui soient communiqués les livres de compte de la Ligue qui a dépensé 19 000 euros de frais d’avocats pour faire obstruction à cette demande  (CADA, Conseil d’État) avant d’être obligée de céder.

Bernard Laporte est un fin connaisseur de la Justice française, ayant eu maille à partir avec elle à de nombreuses reprises. C’est pour cette raison, affirme-t-on dans les milieux politiques qu’il n’aurait pas été reconduit dans ses fonctions de ministre des Sports.

https://www.estrepublicain.fr/sport/2020/11/18/bernard-laporte-ses-(nombreux)-deboires-avec-la-justice

L’affaire la plus grave remonte à 2017 et concerne un trafic d’influence et une prise illégale d’intérêts avec Mohed Altrad, président du club de Montpellier, et sera jugée en septembre au tribunal correctionnel de Paris. Le président du club qui a obtenu un contrat de sponsoring sur le maillot des tricolores à un prix qui semble avantageux aurait discrètement signé un contrat de 150 000 euros avec la société BL communications pour quatre conférences animées par l’ancien sélectionneur du XV de France. Même si Laporte a une « tchatche » au-dessus de la moyenne, 37 500 euros reste un prix tout à fait inhabituel pour une conférence d’un ex-ministre des Sports.

Pauvre rugby gangréné par l’argent !

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