De rares tire-au-flanc à l’Agglo

Dans ce troisième volet de notre série sur les indemnités des élus, vous allez découvrir que l’Agglo travaille plutôt bien, même si Jean-René Etchegaray a dû sévir contre les absents systématiques.

Accessibles sur Internet depuis peu, alors que le président Etchegaray y était farouchement opposé en 2019, les débats à l’Agglo sont souvent de très bonne qualité et loin des schémas stériles opposition contre majorité. L’amour du Pays basque est présent dans cette assemblée et les séances sont courtoises et passionnées à l’image du débat sur les meublés touristiques.  Par ailleurs, on constate un taux d’absentéisme assez faible lors des conseils communautaires qui se déroulent une fois toutes les six semaines en moyenne.

Comme vous pouvez le constater, les sommes versées aux élus n’ont rien d’extravagant, même si les situations sont très variables d’un élu à l’autre. Ce qui frappe surtout c’est le nombre de vice-présidents (15) et de conseillers permanents (19), une façon sans doute de récompenser de bons et loyaux services et de s’assurer une grande stabilité des votes. Si certains vice-présidents sont très présents à l’Agglo, d’autres ne font que de brefs passages. Il en va de même pour les conseillers permanents qui ont une réunion préparatoire entre deux conseils communautaires et un peu plus de travail s’ils sont membres d’une commission.

Très agacé par l’absentéisme qui sévissait en commission permanente, Etchegaray a même sévi contre Olivier Alleman en lui retirant momentanément ses indemnités. L’Agglo représente surtout pour les maires du Pays basque une belle occasion d’arrondir leurs fins de mois et pour les contribuables l’occasion de s’exaspérer quand la feuille d’impôts arrive.

François BERLAND

L’avis de RamDam : au départ, les communautés d’agglomérations servent à faire des économies d’échelle. L’engin qui nettoie les plages le lundi à Biarritz peut très bien se retrouver mardi à Bidart et mercredi à Anglet, permettant à tout le monde d’être gagnant. Quand on regroupe 158 communes, certaines distantes de plus d’une heure de Bayonne, l’économie d’échelle n’existe plus, la déneigeuse de Mauléon, n’ayant aucun intérêt à venir travailler à Ascain. C’est un geste politique fort qui a été voulu. Mais ce geste a un coût financier assez élevé pour les citoyens de près de 150 000 euros par mois. Il permet aussi aux élus de s’adjuger des petits « extras » financiers beaucoup plus intéressants que s’ils appartenaient à une agglomération de communes de taille classique.

Demain : Petites « coquineries » au Conseil départemental

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