LE PLUS GRAND TOUR DE PASSE-PASSE DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ (5/9)

Avant 1973, l’État français était le propriétaire de sa maison. Il pouvait agrandir une pièce, refaire la toiture, sans demander la permission à personne. Depuis 1973, l’État est locataire. Il doit emprunter de l’argent au propriétaire – les marchés financiers -, qui fixe le loyer, les conditions et peut augmenter le prix quand ça l’arrange. Le propriétaire, c’est votre banquier. Le locataire, c’est vous – via votre État, via vos impôts -.Vous payez le loyer du locataire avec vos impôts. Le propriétaire, lui, ne paie rien. Il encaisse. Et tout ça a été signé sans référendum, par des gens qui sont ensuite allés travailler dans des banques privées. Bonne nuit.

2008 : La crise qui a tout expliqué à ceux qui voulaient comprendre, soit presque personne. La crise financière de 2008 mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle est le cas pratique le plus pédagogique de l’histoire récente — le genre d’exemple concret qu’on devrait étudier dans toutes les classes de troisième, juste avant l’orientation.

Voici ce qui s’est passé, en langage humain : Des banques américaines ont accordé des crédits immobiliers à des gens qui ne pouvaient pas les rembourser. Elles le savaient. Elles s’en foutaient, parce qu’elles n’allaient pas garder ces crédits : elles les ont découpés en petits morceaux, mélangés avec d’autres produits financiers, emballés dans du papier cadeau baptisé «CDO» ou «MBS», des noms qui ressemblent à des médicaments contre l’indigestion, puis revendus à des investisseurs du monde entier comme des placements sûrs.

Des agences de notation, payées par les banques elles-mêmes pour évaluer ces produits, ont noté le tout «AAA», soit la meilleure note possible. C’est comme si vous payiez votre médecin pour qu’il certifie que vous êtes en parfaite santé avant votre visite de contrôle. Spoiler : ça n’encourage pas à l’objectivité.

Quand l’édifice s’est effondré, des millions de familles ont perdu leur maison. Des millions de gens ont perdu leur emploi. Des pays entiers ont plongé en récession. Et les banques ? Les États les ont renflouées. Avec votre argent. Celui du contribuable. Et les dirigeants responsables ? Bonus records l’année suivante. Aucun emprisonné aux États-Unis.

Et la leçon tirée par le système ? Aucune. Les mêmes pratiques ont repris, légèrement repackagées, avec des noms légèrement différents.

BEKADUNA

Demain : « LE RESTAURANT  QUI INTOXIQUE TOUT LE MONDE»

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