À Uhart-Cize le Préfet retoque une délibération municipale

Fait rarissime, le Préfet est intervenu pour souligner l’irrégularité d’une prime versée à un agent à l’occasion de son départ à la retraite.

Récemment réélue sans gloire (cf Ramdam du 24 mars 2026), par des Uhartiars sans doute ignorants de ses talents réels pour flirter avec l’illégalité, Claire Dutaret-Bordagaray, en grande championne, vient encore de marquer des points.

Ayant débuté son précédent mandat avec un véritable exploit, à savoir un faux en écriture publique sanctionné par le Procureur de la République, elle le clôt sous la réprobation du préfet lequel a demandé le retrait d’une délibération datant du 15 décembre 2025 et octroyant une prime irrégulière de 2 300 € à un agent partant à la retraite, délibération qui avait pour effet plus grave encore d’instaurer cette prime pour l’avenir. Facile pour Madame la Maire de se montrer généreuse… avec l’argent public ! Rien de surprenant à cela car la gestion communale 2020-2026 a été caractérisée par un grand amateurisme, un manque de préparation des délibérations ainsi que d’anticipation illustré notamment par l’attribution de la prime illégale sus-évoquée.

Une sévère admonestation

Dans sa réponse en date du 13 avril 2026, Monsieur le Préfet se montre très sévère. Après avoir auditionné la première magistrate, il demande le retrait de la délibération concernant la prime octroyée à un agent à l’occasion de son départ en retraite, et rappelle que « les employeurs territoriaux disposent de la possibilité de valoriser la valeur professionnelle, l’investissement personnel d’un agent proche de la retraite dans le cadre du complément indemnitaire annuel (CIA) ». Le même préfet déplore ensuite « que la collectivité n’ait pas su anticiper ce point ». Par respect pour l’agent qui a reçu ces 2 300 euros indus, il n’exige pas « le remboursement des sommes » mais demande « que ce régime irrégulier cesse ».
Une sévère admonestation pour l’équipe municipale, même si la remontrance est emballée de velours avec un art très préfectoral.

Tous ceux qui suivent avec attention, la vie municipale à Uhart-Cize ne seront guère surpris. Les dossiers débattus ont rarement été sérieusement étudiés avant d’être soumis au débat peu fécond et au vote très souvent d’acquiescement d’un conseil municipal passif, amorphe qui semble souvent en état de mort cérébrale. La nouvelle mandature s’annonce donc avec un risque élevé de singularités et d’accommodements avec la légalité qu’il va falloir plus que jamais surveiller.

Gérard ROCHE

Un triomphe sans gloire – Jamais Trop de Ramdam

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.