Tout doux monsieur Bayrou

Lors du dernier conseil municipal de Pau en juin, bien obligé, François Bayrou a dû faire le bilan du fiasco de la vente en monnaie de singe de l’Elan Béarnais aux américains de CSG.

Nous avons cru bon de retracer cette séance historique où François Bayrou, devant tout le conseil municipal fut obligé de rabattre sa faconde et son arrogance, avouant piteusement sa légèreté quant aux garanties demandées à CSG … tant le miroir aux alouettes américain l’avait fasciné.

Premier aveu surréaliste, lors de la vente de l’Elan Béarnais à CSG « La première lettre d’intention était un faux !!!! »

Ça commençait bien, mais François Bayrou avait vigoureusement réagi d’un : « je n’ai pas beaucoup aimé » Terrorisant ! Comme il n’a pas non plus aimé que, dès la première échéance de janvier, les sous se fassent aussi rare que le gaz russe de nos jours ; ni quand l’argent des Tokens (censés représenter une partie du capital) a servi à payer une partie des salaires (si c’est pas une arnaque…. ) De toute façon, ne lui parlez pas de ça ; depuis le début il n’a jamais cru aux Tokens, et il ne comprend rien à la « blockchain », ce qui ne l’a pas empêché de tout avaler.

Fariné de chez fariné !

Le but de la vente était de transformer la SEM (Ville de Pau et agglo principaux actionnaires) en SASP privée (Société anonyme à but sportif). Ceci fait (en théorie), il n’y n’avait plus qu’attendre que CSG paye ! Mais CSG n’a rien payé ! François Bayrou s’en est bien rendu compte, mais que faire ? « Nous ne sommes pas le club, la ville n’assume plus la responsabilité » (timing 35 : 40) donc comment demander au patron CSG de payer quand la ville de Pau n’est plus « ni actionnaire ni administrateur ». Tout cela excuse le fiasco. Tout le long de sa prestation François Bayrou en fera son crédo et le jouera modeste sur le thème « errare humanum est » et « fatalitas ».

En fin de saison, « on découvre cette situation dégradée ». Donc, le 2° président Maitre David Bonnemaison Carrère (qui avait négocié l’accord secret rappelons-le) durant toute cette année, n’a rien vu lui non plus ou n’a rien dit. Si vous cherchez un bon avocat …

Bref, en réponse aux questions de l’opposition -Mrs Marbot et Dartiguolles-, demandant quelles garanties avaient été prises à la signature de la vente à CSG , (d’autant que l’on sait que David Otto était en délicatesse avec la justice américaine), sa réponse sera « il faut faire confiance » « Quel intérêt avait CSG que ce soit un fiasco » (peut-être faire seulement des sous) « c’était une aventure » (avec l’argent du citoyen) et maintenant,  « Nous ne sommes pas le club, la ville n’assume plus la responsabilité » (timing 35 :40). Mais attention, François Bayrou a montré ses dents : pour récupérer les 800 000 € jamais payés, « nous avons émis un titre de recette exécutoire ». La question c’est à qui ?

En effet, à qui appartient l’Elan Béarnais ? Cela semble aussi secret que les premières négociations. Au début, CSG l’avait acheté sans rien payer, puis quand ça a commencé à tourner vinaigre, c’est David Otto (qui assistait CSG « en tant qu’avocat conseiller non décisionnaire ») qui est devenu « repreneur des repreneurs ». Donc le club était à lui ? Et ça se fait comme ça ? A l’amiable ? Entre copains ? Sans documents que l’on puisse connaitre ?

A la suite du non-paiement, « le contrat avec les Américains est tombé ». Qu’est-ce à dire ? Est-ce que l’Elan Béarnais est revenu dans le giron, provisoirement, de la ville de Pau et de l’agglo ?

Dans ce cas, ce serait amusant que la ville de Pau et l’agglo déboursent à eux-mêmes, les sous qu’ils ont déjà donnés pour honorer le « titre de recette exécutoire » de 800 000 € jamais payés.

Aujourd’hui nous avons « ouï dire » comme dit François Bayrou que l’Elan Béarnais a peut-être été racheté par monsieur Sébastien Ménard de Beautysané (une société de vente à domicile type « Tupperware »). Rencontré par Ramdam, monsieur Sébastien Ménard nous a seulement indiqué : « l’Élan Béarnais : je n’ai rien sauvé pour le moment » . Alors, l’a-t-il acheté ou non, et à quel prix ?  Réponse « Sans l’aide des pouvoirs publics aucun plan de sauvetage n’était possible. Notre apport sera l’équivalent de celui d’un gros sponsor mais nous n’avons pas vocation de mettre un million d’euros chaque année. »

Donc pour le moment, la ville de Pau est la seule à cracher au bassinet 1.2 millions d’€ par an. Pour une ville qui a vendu l’Elan Béarnais au privé pour des cacahuètes, on sent la maitrise de l’affaire.

Bref la question se pose urgemment par respect pour le citoyen payeur : l’Elan Béarnais appartient à qui ? A qui donne-t-on les 1.2 millions d’€ annuels et aujourd’hui, quelles garanties a pris François Bayrou pour ne pas retomber dans le même ridicule et le même gaspillage d’argent public ? Espérons que l’opposition sera insistante sur ces questions lors du prochain conseil municipal.

Mais cantonnons-nous à ce conseil municipal de juin dernier. Félicitations à Mrs Marbot et Dartiguolles qui, avec une correction exemplaire, ont posé calmement les bonnes questions et n’ont pas essayé d’enfoncer notre François Bayrou dans sa repentance. (Ce que François Bayrou a souligné à sa façon) Par contre au fond de la salle, un autre conseiller municipal Tunkay CILGI, rongeait son frein et à un moment il n’a pas pu tenir : c’est l’explosion. Pendant 4 minutes Monsieur CILGI dans un discours enflammé lâche tout ce qu’il portait sur son cœur ? (C’est trop lourd pour insérer la vidéo dans ce papier mais regardez l’extrait de 1h : 50 à 1 : 54 ) « Monsieur Bayrou, « tout le monde savait et vous ne saviez pas » « vous avez un problème, vous n’écoutez personne, ni l’opposition, bien sûr, ni vos conseillers ni les joueurs » « Vous avez voulu faire un coup d’éclat et ça vous a éclaté dans la figure » » « Votre grandiloquence vous perdra, mais vous entrainez les autres » « nous avons maintenant un problème de confiance : comment se fait-il que tout le monde savait sauf vous ? » « Résultat, au lieu d’un coup d’éclat, nous sommes dans la médiocrité »

Applaudissement dans la salle. Mais plus que ce discours enflammé, devant ces dures critiques, il faut souligner la modestie (ou la honte) de François Bayrou qui a fait profil bas sans moufter. C’est pas tous les jours.

A-t-il compris, ou veut-il ménager ses opposants en prévision du futur ?  Ne pas oublier que David Otto, en tant qu’avocat américain, a menacé François Bayrou de lui avoir caché des choses, ce qui a porté préjudice à CSG. Aïe aïe, ! On n’a peut-être pas fini d’entendre parler des Américains.

Michel Gellato

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