160 millions de perdus en cinq ans !

En un mandat, Michel Veunac et son génie des Finances Guy Lafite ont réussi à faire passer, grâce à un montage financier hasardeux, la valeur marchande de l’Hôtel du Palais de 185 millions à… 25millions d’euros.

Les Biarrots ont désormais l’habitude de mettre au pot, et pas qu’un peu, pour que la clientèle la plus huppée de l’Hôtel du Palais puisse venir se rôtir les doigts de pieds au soleil. Cette année, c’est six millions d’euros qu’il faudra ajouter à la facture des travaux, après les vingt qui manquaient à Maïder Arostéguy et son équipe au moment de sa prise de fonction. Il n’est même pas possible de râler contre l’équipe municipale en place, puisque tous ceux qui ont survécu à l’élection de 2020, à l’exception de Patrick Destizon actuellement dans l’opposition, s’étaient violemment opposés au montage hasardeux imaginé en 2018 par Michel Veunac et Guy Lafite. Le conseil municipal extraordinaire du 11 avril a montré l’ampleur des dégâts.

On se souvient tous du visionnaire Veunac s’exclamant en plein conseil municipal en 2018, « Mais que voulez-vous qu’il arrive ? » quand les propres membres de sa majorité comme Nathalie Motsch, François Amigorena, Hervé Boissier ou Anne Pinatel, lui reprochaient une prise de risque inconsidérée.

Decaux attend son heure

En signant à la Socomix, la société d’économie mixte qui régit le Palais, un bail emphytéotique de 75 ans et en s’associant à JC Decaux, actionnaire minoritaire prêt à devenir majoritaire, la Ville est régulièrement obligée de remettre au pot si elle ne veut pas perdre le contrôle de l’établissement.

Guy Lafite et son épouse avec Emmanuel Macron à L’Hôtel du Palais. Et on dira ensuite que les Biarrots ne profitent pas de leur palace!

En 2014, Michel Veunac avait reçu une offre qatarie de 185 millions d’€ (Selon mes sources, les acquéreurs étaient prêts à monter à 200 millions d’euros) mais il s’était bien gardé d’en parler à quiconque au sein du conseil municipal.

Lundi, dans une ambiance de désolation totale, aussi bien dans les rangs de la majorité que dans l’opposition, tout le monde convenait que la valeur actuelle de l’établissement, compte tenu du bail emphytéotique et de l’arrivée de Decaux, plafonne désormais au grand maximum à… 25 millions. « Si quelqu’un a un acquéreur à ce prix-là, surtout qu’il nous en parle ! » précisait même Maïder Arostéguy, tandis que Nathalie Motsch résumait à merveille la situation actuelle puisque la Ville ne dispose plus des murs du Palais : « C’est comme si on voulait vendre le contenu d’une bouteille, mais sans la bouteille. On est bloqués comme ça pour 75 ans ».

Et le pire, c’est que Veunac et Lafite osent encore sortir en ville, même s’il est vrai qu’en matière de politique un brevet de compétence n’a jamais été exigé !

Jean-Yves VIOLLIER

La charge de Nathalie Motsch

La piqûre de rappel de RamDam lui a visiblement fait du bien. Présente depuis trois conseils, Nathalie Motsch semble reprendre goût à la vie municipale et intervient en ayant préparé ses dossiers. Lundi 11 avril, dans un conseil fait pour elle puisqu’elle avait quitté ses fonctions d’adjointe à l’Urbanisme, suite à ses désaccords avec Michel Veunac sur l’Hôtel du Palais, l’avocate biarrote a démontré ses talents oratoires et son sens des responsabilités politiques, en ne fustigeant pas l’équipe en place sur ce dossier : « Ce qui se joue, c’est éviter la faillite de la Socomix »,  avant de lancer un sonore anathème : « Michel Veunac, vous portez une responsabilité financière accablante ! »

 La gaffe de Maïder Arostéguy

Après les multiples interventions de l’opposition, Maïder Arostéguy s’est fendu d’un très gaullien « Je vous ai compris », pour dire qu’elle partageait malheureusement la plupart des remarques émises. Consciente qu’une ville n’a pas à gérer un palace, elle n’exclut pas la vente du fonds de commerce quand les travaux seront finis et s’engage à procéder dans ce cas à un référendum. La maire de Biarritz a ensuite fait sourire tout le monde avec un amusant lapsus : « Quand on dit qu’il manque six euros » (six millions d’euros)… Ah, si seulement !

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