Ce que ça veut dire 97%
L’argent inventé, vous connaissez ? On vous explique tout !
97% de l’argent qui circule dans l’économie – dans vos poches, sur vos comptes, dans les caisses des entreprises – n’a pas été créé par l’État, ni imprimé par la Banque de France, ni sorti d’un coffre. Il a été inventé par des banques privées, au moment précis où quelqu’un a signé un crédit. L’argent n’existait pas avant le prêt. C’est le prêt qui crée l’argent. Relisez cette phrase jusqu’à ce qu’elle vous fasse mal.
Comment naît l’argent ? Explication pour votre beau-frère qui n’y connaît rien mais a quand même un avis. Votre beau-frère vous demande comment marche le système monétaire. Voici comment lui expliquer sans lui perdre son attention avant la soupe :
La version officielle (celle qu’on vous enseigne) : les gens mettent leur argent à la banque. La banque le prête à d’autres gens. Tout le monde est content. C’est beau. C’est faux. La version réelle (celle du documentaire) : quand votre banque vous accorde un prêt, elle ne prend l’argent de personne. Elle ouvre votre compte, tape un chiffre sur son clavier — littéralement comme vous tapez un texto à votre maîtresse ou amant à 2 heures du matin, mais avec moins de conséquences —, et le chiffre apparaît. Voilà. L’argent vient d’être créé. À partir de rien. Ex nihilo, comme disent les latinistes et les gens qui veulent paraître sérieux.
La Banque d’Angleterre – pas un repaire d’anarchistes ! – l’a confirmé noir sur blanc dans un document officiel en 2014. Citation : «Les banques créent de la monnaie en accordant des prêts». Fin de citation. Le documentaire est disponible sur internet, ou sur des plate-formes de streaming. Votre prof d’économie ne vous en a jamais parlé. Coïncidence ? Incompétence ? Les deux ? À vous de choisir, c’est un pays libre.
Les réserves fractionnaires : Quand «un peu» veut dire «presque rien». Bon. Vous avez compris que les banques inventent l’argent des prêts. Mais elles doivent quand même avoir quelque chose, non ? Un petit matelas de sécurité ? Oui. On appelle ça les réserves fractionnaires. Le principe est le suivant : la banque doit garder en réserve une fraction de l’argent déposé par ses clients. Le reste, elle peut le prêter — et donc le créer.
Autrefois, ce ratio était de 1 pour 10. Pour 100 euros déposés, la banque pouvait créer 900 euros de prêts. Aujourd’hui, avec les accords de Bâle III — nom qui inspire confiance comme celui d’un médicament contre les allergies —, c’est légèrement plus contraint. Mais le principe reste le même : vous déposez 100 euros, la banque prête plusieurs centaines d’euros qui n’existent pas.
BEKADUNA
Demain : « L’ANALOGIE DU VESTIAIRE »