Huitième tiroir : quels dysfonctionnements Jésus Martins et Philippe Cazalet ont voulu signaler chez Trans-Landes? Ils en perdront leur travail et leur santé, à tel point que Jésus Martins envisagera même le suicide !
C’est dans cette ambiance insupportable que nos deux futurs lanceurs d’alertes se débattent. Chronologiquement Jésus Martins, embauché en 1999, responsable du pôle multimodal de transport de Dax (donc de la gestion des transports et de la sécurité des passagers) puis Philippe Cazalet en 2010 et élu du personnel en 2015.
Un tel management aussi désinvolte que désemparé ne peut que mener au délitement de toute la structure sociale. Très tôt, Jésus Martins relève nombre de dysfonctionnements. Puis c’est Philippe Cazalet qui lors de son procès intenté par Trans-Landes RRTL pour diffamation, dresse la liste des dysfonctionnement relevés (voir tiroir N°2) :

– conduite sans permis valide (non-renouvelé) sur plusieurs jours, voire plusieurs mois ; – non-respect de la réglementation (temps de conduite, pause non respectée et autres) ; – conduite sans carte ; – chauffeur faisant souffler son épouse dans le dispositif de sécurité car il avait bu ; – embauche de personnels roulants sans présentation des documents officiels ; – disparition de l’argent public de l’ancien comité d’entreprise avec menace de mort du mari de l’ancienne trésorière; – etc, etc …
Il aurait pu ajouter le fait que des chauffeurs de bus scolaires conduisaient sous l’emprise de stupéfiants, ce que l’on découvrira lors d’un accident qui fera un mort. (Voir https://wordpress.com/post/ramdam6440.fr/7098)
Toutes ces observations sont signalées à la direction, laquelle a manifestement d’autres soucis.
Jésus Martins de son côté, est élu au sein du comité d’entreprise en tant que délégué syndical (en 2012). Là aussi, il trouve que le mode de gestion n’est pas clair (comme nous le verrons dans le tiroir numéro 18) Pour Trans-Landes RRTL, c’en est trop : le harcèlement commence. Même procédure déjà utilisée pour Florian Deygas et Véronique Lefiliatre ; une constante dans la gestion du personnel chez Trans-Landes RRTL. Autre constante, Trans-Landes RRTL perdra un premier procès aux Prud’hommes.



Mais pendant des années, les pressions sont telles que l’état de santé de Jésus Martins se dégrade à tel point qu’il envisage le suicide ! Et en 2021 la médecine du travail le reconnait inapte à une reprise du travail par suite de harcèlement moral. Il est donc licencié pour inaptitude de poste. Ouf, un emmerdeur de moins ! mais les procès continuent et le cas de Philippe Cazalet, délégué syndical CFDT et référent d’Anticor pour le département, n’est toujours pas réglé. Il est toujours là !
Neuvième tiroir : Syndicaliste et liste noire
Réaction épidermique de la direction, rien que du classique : déposer plainte contre Philippe Cazalet pour diffamation.
Il se produit alors un fait peu banal : Philippe Cazalet se joint à la plainte contre lui-même ! Explication simple : « Comme je suis sûr de mon bon droit, que je possède toutes les preuves de ce que je dénonce, je crains que votre avocat au vu de mes documents, renonce à me poursuivre pour diffamation, procès que je veux absolument » annoncera-t-il, tant était forte sa volonté de porter sur la place publique la gestion aventureuse de son employeur.

Il en sera ainsi, et le 13/05/2019, Philippe gagnera son procès. Ou plutôt, Trans-Landes RRTL perdra à nouveau, son procès. Narquois, Philippe ajoutera à l’adresse de ses accusateurs : « j’ai gagné haut la main mon procès et vous vous êtes fait étriller tout en vous rendant ridicules. Des conducteurs ont effectivement conduit sans permis de conduire valide depuis des années, certains pendant des mois, et cela a été prouvé à l’audience ». « J’ose espérer que vos avocats vous font des prix, d’autant qu’ils sont loin d’être brillants ».
Cette vexation ne peut rester impunie. Pour faire taire Philippe Cazalet, la direction de Trans-Landes RRTL va sortir l’artillerie lourde.
Dixième tiroir : Trans-Landes RRTL déploie l’artillerie lourde
Le 16 décembre 2019 Philippe Cazalet reçoit le courrier d’une avocate M° Audrey Lacroix qui se dit conseil de la DRH Sophie Izoulet. Elle le menace de le trainer en justice s’il continue à importuner la DRH :


« En tout état de cause, je tenais d’ores et déjà à vous informer que je vous attrairai désormais devant les juridictions compétentes à chaque fois que vous outrepasserez les limites admissibles de la liberté d’expression. »
Qui est cette avocate Audrey Lacroix ? Par un hasard bien sûr incroyable, elle est la compagne officielle de Renaud Lagarve (et deviendra quelques mois plus tard son épouse)
Qui est Renaud Lagrave ? C’est le vice-président de la Région Nouvelle Aquitaine en charge des transports et donc président de la Régie ET de la SPL Translandes. À ce titre il est destinataire de tous les courriers significatifs émanant de nos deux lanceurs d’alerte.
De là à penser que via son épouse il a tenté d’intimider Philippe Cazalet, il n’y a qu’un pas, ce que l’avocat de Philippe Cazalet, maître Laudet, franchira avec satisfaction.


Maître Laudet après un rappel des faits très graves (précédentes plaintes en diffamation perdues par la SPL Trans-Landes, atteinte à la liberté d’expression, harcèlement moral subi par plusieurs salariés) utilisera l’expression salée de « situation délétère au sein de la société ».
En tout cas, ces agissements sont très suspects comme nous le verrons (tiroirs numéros16 et 18).
Michel GELLATO
Demain: Ça part dans tous les sens, mêmes interdits.
vraiment quand je travaillais dans cette boite tout était bien gardé au chaud pour qu’on ne soit pas au courant.
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