Notre sénateur local vient de décider qu’il ne recevrait pas Alda, l’association qui s’efforce au Pays basque de faire respecter les lois sur le logement.
Mais depuis quand un élu de la République est-il autorisé à faire le tri entre les citoyens ou les associations du territoire dont il est censé s’occuper ? Dans un de ces jolis mouvement de menton qu’il affectionne, le sénateur Max Brisson, qui redoute toujours de ne pas paraître assez à droite, vient d’affirmer sur les réseaux sociaux qu’il refusait de recevoir Alda, leur reprochant des « intrusions répétées dans des propriétés privées, des occupations de locaux voire des tentatives d’intimidation ». Il pense à son copain Stérin ?

Le succès fulgurant d’Alda devrait pourtant inciter ce sénateur qui ne se soucie pas des siens à comprendre à quel point le logement devient une question politique prioritaire au Pays basque. Et l’objectivité lui faire reconnaître qu’Alda n’intervient que pour dénoncer des situations manifestement illégales, alors que l’État n’est pas capable de faire respecter les lois qu’il promulgue.
Une fois de plus, avec son intolérance de façade face à une question sociétale de première importance, Max Brisson se ridiculise. Ce qui semble devenir une spécialité de la famille.
Jean-Yves VIOLLIER

L’intéressante proposition de Jean-Claude Iriart
Tête de liste de « Bayonne en mouvement », Jean-Claude Iriart (EH Bai) qui incarnera une des deux listes de gauche opposée à celle du maire sortant Jean-René Etchegaray, a un point de vue très personnel sur la cohabitation qui doit s’effectuer entre les maires et l’Agglomération Pays basque.

S’ils sont élus, Jean-Claude Iriart et ses adjoints se consacreront uniquement à la gestion de la ville de Bayonne, et enverront trois ou quatre autres élus pour ne s’occuper que de la CAPB. Depuis le temps que RamDam 64-40 réclame cette mesure qui relève du pur bon sens !

À Bidart, un candidat qui se mouille
Opposant à Emmanuel Alzuri, le maire sortant de Bidart, Michel Lamarque n’hésite pas à se mettre en scène dans de courtes et désopilantes vidéos où il déplore les errances de la majorité en place. L’ancien dirigeant de TVPI est un homme d’image et il en joue avec beaucoup d’habileté comme sur cette vidéo où il est (presque!) crédible en pêcheur à la ligne se demandant « Quand va-t-on épurer l’Uhabia pour la pêche, pour les poissons, pour la nature ? »

Pierre Mallet décidément pas chanceux
Le maire de Benquet n’a décidément pas de chance avec son avocate, Maître Sophie Benayoun. Le 30 avril 2024, alors qu’il devait être jugé au tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan pour prise illégale d’intérêt, il s’était vu contraint de reporter son procès pour cause d’indisponibilité de son avocate bordelaise. Ce qui ne l’avait pas empêché quelques semaines plus tard d’être condamné à 10 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, inéligibilité suspendue en cas d’appel. Mardi 3 février 2026, devait se dérouler le procès en appel à Pau, mais -quelle malchance !- maître Benayoun était encore indisponible.

Le procès a donc été reporté au 2 juin. Ce qui permet à Pierre Mallet de se présenter aux élections municipales pour un cinquième mandat et de fanfaronner dans « Sud Ouest » (9/2) : « Maintenant que je sais où je vais, je me concentre sur des choses positives ». Les électeurs de Benquet prendront-ils le risque de réélire un maire qui pourrait se retrouver obligé d’abandonner la partie trois mois après son élection ?