Invité de « Quotidien », le directeur général de la Banque Publique d’Investissement, surnommé « le ministre de l’Économie bis », a sorti des énormités.
Quel homme ! Il sait tout et a des solutions pour tous nos problèmes qu’il a déballés avec une phraséologie imagée adressée plus à des handicapés mentaux qu’à des citoyens qui veulent savoir : « L’argent qui poussait dans les arbres, c’est fini »… « L’État providence est un miracle »… Il faut « travailler plus longtemps et moins cher » avant d’évoquer, bien sûr, « la nécessité de réduire la générosité des pensions de retraite »
D’ailleurs, à ce sujet, il a une idée qu’elle est bonne : en fin de carrière, quand les enfants ont quitté les foyers, que les emprunts pour la maison ou autres sont payés, les salaires devraient être… diminués! Pas le travail, vous avez compris, non, moins de salaire pour un même travail. On voir la profondeur d’un tel économiste.
Quand on a de telles convictions, il faut donner l’exemple. Curieux, je suis allé voir comment ce brave homme, à 63 ans, vivait. Je m’attendais à une vie d’ascète. Pas exactement! Son salaire annuel est de 450 000 € auquel il faut ajouter les différents tickets de présence dans divers conseils d’administration. Bref, encore un moralisateur qui n’applique pas sa propre morale.
PS : Nicolas Dufourcq vient de sortir un livre « La dette sociale de la France 1974-2024« . Peu curieux ou oubli volontaire, il a bien pris la précaution de démarrer son enquête à partir de 1974. Pourquoi avant 1974 la France n’avait pas de dette ? ça ne l’intéresse pas. Il faut dire qu’avant la fameuse loi Pompidou-Messmer-Giscard de 1973, la France empruntait, sous de Gaulle, à la Banque de France et non auprès des « marchés ». Certainement, notre Nicolas Dufourcq n’est pas désireux se mettre les « marchés » à dos, lui qui a réalisé quelques investissements juteux dans un produit financier lancé par sa propre Banque, ce qui lui vaut d’être soupçonné par la Cour des Comptes de prise illégale d’intérêt.
C’est bizarre, mais je ne crois pas qu’il en parle dans son livre.
Michel GELLATO
Bravo :)!
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Merci Michel de remettre l’église au milieu du village
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