À l’heure où chacun s’autoproclame tête de liste avant de chercher des candidats pour le suivre, Ana Ezcurra a été désignée chef de file au terme d’un processus démocratique très intéressant.
Le processus est tellement rare qu’il mérite d’être salué. À trois mois des élections municipales, nombre de candidats essaient de créer une petite boutique qu’ils revendront au plus offrant s’ils n’arrivent pas à monter une liste complète. Depuis des mois, ils sont cent-cinquante à réfléchir aux prochaines élections municipales sur Biarritz, décidés à agir « face à l’extrême-droite invitée à la mairie et au Biarritz Olympique ». Convaincus qu’on peut gouverner autrement, ils viennent d’élire leur numéro 1, Ana Ezcurra, et les dix premiers de la liste par vote, chacun exprimant tour à tour les raisons de son choix.
Et comme cette liste « progressiste et de gauche » ne fait vraiment pas comme les autres, elle invite les Biarrots à la rejoindre le samedi 10 janvier pour une journée de travail afin de déterminer les priorités pour la Ville. Biarritz Berri ne dévoilera son programme qu’après cette journée de consultation.
Charles Dayot a roulé trois ans sans permis
Faut-il en rire ou en pleurer, sachant que nous sommes un bon nombre à ne pas savoir exactement combien nous avons de points sur notre permis de conduire. Selon « Sud Ouest » du 19 décembre, le maire de Mont-de-Marsan roulait sans permis, suite à une accumulation de petits excès de vitesse, depuis 2022 mais n’a été informé de la situation par le préfet que mi-décembre. L’intéressé affirme n’avoir pas eu conscience de sa situation mais ne serait jamais allé chercher un recommandé lui notifiant la perte de son permis. Une technique recommandée par les avocats spécialistes des délits routiers.
En tout cas, si les Montois lors de la prochaine campagne électorale des municipales, voient leur maire arriver en vélo, ils sauront pourquoi.

Le vrai problème, c’est la confiance
Le très sérieux CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences-Po, fondé en 1960 et associé depuis 1968 au CNRS, vient de publier une étude surprenante, relayée par « L’Opinion » (2/12).
Pour la première fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la perte de confiance envers les élus devient la préoccupation première des Français (30%), tandis que l’insécurité se classe en deuxième position puisque citée par 24% des personnes interrogées. La dette de l’État arrive juste derrière avec 21%, tandis que l’immigration représente 20% des réponses et finit quatrième.
Une étude qui en dit long sur ce que les Français pensent de leur classe politique.
La COP 30 déjà oubliée
Y’a des trucs qui ne trompent pas. Plutôt que suivre les discours des intervenants de cette COP, il est facile d’en comprendre toute l’inutilité. Durant la semaine où se déroulait la COP, les actions des compagnies pétrolières n’ont fait que grimper.L’Europe recule sur le tout électrique et donne un feu vert pour les constructeurs de véhicules thermiques.
Et les grandes déclarations sur les énergies renouvelables sont renouvelées
Tout va bien.