À l ‘occasion du conseil municipal du 31 mars, la maire de Biarritz a multiplié les allusions à un second mandat où tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce ne sont plus des grosses ficelles mais des câbles !
Si RamDam 64-40 est bien incapable de vous donner davantage de détails sur la romance entre Cyril Hanouna et Tiphaine Auzière, la fille de Brigitte Macron, notre association citoyenne peut vous certifier que le printemps est arrivé sur la Côté basque et que les roucoulades (électorales) et envies de convoler ailleurs sont désormais de mise à la mairie.
Une fois reporté le sujet brûlant autour de la rue de La Négresse (Un conseil municipal exceptionnel aura lieu le 5 mai après la décision de Justice de la Cour d’appel du tribunal administratif de Bordeaux mi-avril), les élus ont pu s’en donner à cœur joie pendant 3 h 45 sur le budget et le devenir de L’Hôtel du Palais et l’on a pu assister à un flirt plutôt appuyé entre Maider Arosteguy et Guillaume Barucq, ces deux-là réussissant à voler la vedette aux 33 autres élus.
Calme et pédagogue comme à son habitude, ce qui nous change agréablement des interventions brouillonnes de Guy Lafite, l’adjoint aux Finances Édouard Chazouillères détaille son budget et se félicite d’avoir réussi, malgré un contexte difficile, « à ne pas augmenter les impôts des Biarrots pendant tout ce mandat ».
Guillaume Barucq intervient pour dire qu’effectivement la base d’imposition des Biarrots n’a pas été modifiée, mais le taux augmentant mécaniquement avec l’inflation (+1,70% cette année) les feuilles d’impôt biarrotes seront plus lourdes en 2025 qu’en 2024. Et il cite l’exemple du maire de Cannes David Lisnard qui a réussi à baisser véritablement les impôts.

Guillaume Barucq, dans le rôle de l’opposant courtisé, a été parfait.
C’est alors que l’imaginaire de Maider Arosteguy, qui doit y penser tous les matins en se maquillant, se met en branle (30e minute). « Le maire de Cannes n’a pas baissé les impôts lors de son premier mandat, créant juste une stabilité financière, mais au deuxième il a pu le faire, ce que nous espérons nous aussi pouvoir réaliser ». Cette évocation d’un second mandat où tout ne deviendrait que luxe, volupté et prospérité financière pour les Biarrots sera évoqué à cinq ou six reprises dans la soirée, ce qui prouve bien qu’on a déjà basculé dans la précampagne électorale de 2026.
Arosteguy à Barucq : « Les bonnes idées sont les bienvenues ! »
À la fin du détail du budget (1 h 07′), Barucq, qui se sait courtisé, se lance dans une analyse de l’action de la majorité municipale : « Au final, votre mandat restera honorable mais le manque d’imagination devra être rattrapé » Sous-entendu, ce qui sera le cas avec moi, Super-Barucq!
L’amour est aveugle et la maire de Biarritz ne veut retenir que les compliments : « Je veux réagir de façon sereine et bienveillante à vos propos qui l’ont été tout autant. Cette majorité a été frustrée de voir les choses se faire avec lenteur, difficulté, avec des freins. On le constate à Anglet ou Bayonne, les grosses réalisations sortent au début ou au milieu du second mandat » (Tout le monde avait compris, mais Maider Arosteguy est bien décidée à insister…). Sachez enfin que si vous souhaitez participer à une réflexion collective pour le prochain mandat, nous sommes preneurs »
« Guillaume, c’est une proposition ! », lance, moqueuse, Nathalie Motsch, tandis que Maider Arosteguy soudain consciente de s’être trop ostensiblement tournée vers le médecin biarrot précise : « Cette proposition est valable pour tout le monde ».
Comme on vous le disait les amours vont bon train en ce moment dans l’équipe municipale.
Jean-Yves VIOLLIER
Hôtel du Palais : Et la démocratie participative ?
En fin de conseil, les élus nous ont offert un débat de très grande qualité sur L’Hôtel du Palais. Débat plutôt facilité par le fait que la plupart des élus, à l’exception de Patrick Destizon, s’étaient opposés à la décision de bail emphytéotique du brillant duo Veunac-Lafite. Chacun convient désormais que cette décision a été désastreuse pour le palace qui avait eu une offre d’achat sous Veunac à 180 millions d’euros et qui ne vaut plus tripette actuellement. Nathalie Motsch pense qu’il faut à tout prix que la Ville conserve « cet outil fabuleux » quand Maider Arosteguy et Édouard Chazouillères s’interrogent : « Même en rognant sur le budget des Sports, de la Culture ou des Associations, en cas de problème? »
Seul petit hic qui dérange sérieusement RamDam, aucun des élus présents autour de la table du conseil municipal, n’évoque la possibilité de demander aux Biarrots ce qu’ils en pensent, alors que c’était en 2020 une promesse de l’actuelle majorité. Les citoyens seraient donc trop stupides pour décider seuls ?
On l’a bien compris, économiquement, Le Palais avec ses difficultés financières, n’est pas très vendable actuellement, mais ne serait-il pas logique que tous les contribuables biarrots qui en ont ras-le-bol de payer pour les vacances des plus riches tout comme ceux qui estiment qu’il ne faut jamais se séparer des bijoux de la famille, soient amenés à se prononcer pour donner une feuille de route claire à l’équipe qui prendra les commandes la la Ville en 2026 ?
Malheureusement, le citoyen lambda a le sentiment que cette « démocratie participative » qu’on lui agite sous le nez à tout bout de champ pour lui faire croire qu’il est impliqué dans la vie municipale, n’est utilisé que lorsqu’on est sûr à l’avance du résultat.
Une consultation populaire sur le devenir du Palais avant 2026 tombe pourtant sous le sens.
« tous les contribuables biarrots qui en ont ras-le-bol de payer pour les vacances des plus riches » ont-ils conscience de ce que l’Hôtel du Palais leur rapporte ?
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Si vous trouvez normal, en tant que contribuable biarrot, de contribuer aux vacances des plus riches, libre à vous. Le Palais n’a jamais rien rapporté à la Ville. Il a juste servi de jouet commode aux élus successifs.
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Vous avez déjà supprimé l’accès aux rochers sur la Grande Plage…
Vous avez déjà supprimé les douches sur la Grande Plage…
Vous avez déjà supprimé les C.R.S. sur la Grande Plage…
Supprimez l’Hôtel du Palais… et vous pouvez commencer à chercher du travail ailleurs qu’à Biarritz…
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