Question démagogie, notre députée locale n’a pas un appétit de moineau. Elle l’a prouvé en soutenant des chasseurs prêts à tuer des alouettes pour vingt grammes de chair fraîche.

C’est devant un auditoire captivé que Florence Lasserre a défendu la chasse à l’alouette. Certainement les hommes présents, (car il est difficile de déceler la moindre gent féminine sur la photo de la salle) ne venaient que pour parler alouette. D’ailleurs, on ne peut pas parler de « chasse » mais plutôt de cueillette tant la façon de cueillir les petits oiseux est inoffensive.
Grace à Florence, les béotiens comme moi ont appris ce qu’était une « pante » (ne pas confondre avec « pente » comme dans l’expression « gosier en pente », la pante est un « double filet horizontal utilisé pour prendre les oiseaux lorsqu’on les a fait se poser à l’aide d’appelants ». De même la « matole » est un « piège permettant de capturer vivant de petits oiseaux tels que l’alouette des champs, le pinson ou l’ortolan: attiré par un appelant ».
Donc, pas un coup de feu, pas de sang, pas de bruit, pas d’accident de chasse, les cueilleurs de champignons sont rassurés ; c’est dans une ambiance feutrée que les oiseaux sont pelotonnés dans les filets, avant de passer à la casserole. Bien sûr, avec une vingtaine de grammes de chair pour chaque piaf, pour rassasier son homme, il faut tordre le cou à pas mal.
Certes, « Les alouettes sont en déclin en France et perdent chaque année 1 % à 2 % de leurs effectifs ». Bon, Florence ne le savait peut-être pas. Quoiqu’il en soit, saluons la performance de notre députée d’avoir su fasciner un tel auditoire. C’est aussi fort que passionner une brigade de CRS pour la culture de la violette.
A noter, je n’ai pas utilisé le jeu de mots « miroir aux alouettes » que vous attendiez tous !
Michel GELLATO
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