Comme d’habitude, Max Brisson, dans son louable effort pour être réélu sénateur , en fait trop…
Max Brisson est prêt à tout pour être réélu sénateur, le 24 septembre prochain, comme en témoigne sa page Facebook. Pas une journée ne se passe sans qu’une photo ne soit publiée pour témoigner de sa rencontre avec des maires locaux du Pays Basque ou du Béarn qui constituent autant de grands électeurs capables de l’aider à réaliser son rêve d’un nouveau séjour au Palais du Luxembourg. En 2017, Max Brisson avait été élu d’extrême justesse après recomptage des voix. Cette année, contrairement aux sénatrices sortantes Frédérique Espagnac, ou Denise Saint-Pé très actives mais fort discrètes, Max sort le grand jeu.

(Facebook Max Brisson)
Une stratégie payante ? Pas si sûr ! Plusieurs maires ont confié à RamDam leur sentiment d’être pris en otages par le sénateur républicain. Recevoir en mairie et écouter le candidat leur semble normal au nom de la courtoisie républicaine, se retrouver en photo dans la page Facebook comme s’ils étaient des inconditionnels du sénateur, un peu excessif. Max en fait toujours un peu trop…
Jean-Yves VIOLLIER

Souvent Arostéguy varie
Deux élus de l’opposition, Patrick Destizon et Sébastien Carrère, ont demandé au sous-préfet de contrôler la légalité d’une délibération qui a permis de vendre les anciens locaux de la police municipale, d’une surface de 450 mètres carrés environ avec quatre places privatives de parking, pour 1,4 million d’euros soit 3 035 euros du mètre carré, à un cabinet de gynécologues. Leur étonnement est d’autant plus légitime que les appartement situés juste au dessus sont partis à plus de 10 000 euros du mètre carré. Mais Maïder Arostéguy a réponse à tout et c’est même à cela qu’on la reconnaît. Elle affirme tout d’abord qu’il n’y a pas assez de gynécologues dans la ville, ce qui est vrai. Mais dans ce cas-là pourquoi ne pas leur avoir loué ce local? Et que fera-t-elle si dans deux ans le trio revend au prix probable du marché, c’est à dire à 8 000 euros le mètre carré?

Dans « Sud Ouest » (4/9), elle fait mine de se gausser des inquiétudes de son opposition : « Ah tiens ? Ils sont experts en immobilier maintenant ? Plus que les Domaines ? À les écouter, il faudrait spéculer ». Tout ceci serait entendable, si Madame le maire de Biarritz, lorsqu’elle était conseillère municipale d’opposition, ne s’était indignée régulièrement contre Michel Veunac qui s’abritait derrière les très basses estimations des Domaines, en particulier au moment de la vente des écuries Bigueyrie ou de la cession de la villa Sion.
Comme disait l’ancien Président de l’Assemblée nationale Edgar Faure : « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ».

Louis Bodin ou Louis Nobodin ?
C’est presque un record du monde à mentionner dans le Guiness Book. Monsieur Météo de TF1, élu conseiller municipal en 2021, a réussi l’exploit de ne pas assister à un seul conseil municipal de la Ville de Biarritz en 2023. Louis Bodin, que certains conseillers municipaux surnomment avec agacement Louis Nobodin (de l’anglais Nobody, Personne) a certes animé les 10 et 11 mai dernier les Assises de l’environnement, mais est-ce que cela suffit aux yeux des Biarrots à justifier un mandat fantôme que beaucoup d’autres auraient sans doute occupé beaucoup mieux ? Certes Louis Bodin, homme fort sympathique au demeurant, met son carnet d’adresses au service de la Ville, et surtout de Maïder Arostéguy affirmeront les opposants, mais d’autres le font tout aussi bien et sans revendiquer un mandat électoral. On pense en particulier à Guillaume Pepy et son travail d’accompagnement des jeunes entreprises.

Pour son parcours municipal à Biarritz, Ramdam ne couvrira pas de fleurs Louis Bodin.
(Photo La Semaine du Pays basque)
La position de RamDam 64-40 sur le sujet est donc sans équivoque aucune. Un conseiller municipal qui pour raisons professionnelles ne peut pas assister aux conseils municipaux doit sans attendre démissionner et laisser sa place à quelqu’un de plus disponible sur sa liste.
Anglet, le bon élève
Beaucoup de maires restent souvent fort imprécis sur les dates des prochains conseils municipaux, histoire de gêner leurs opposants et parfois de les coincer dans des conflits avec leurs agendas professionnels. C’est ainsi que le 26 juillet dernier, le maire D’Hendaye Kotte Ecenarro a souhaité de « bonnes vacances » à tous, sans plus de précision sur la date du prochain conseil. Même flou à Biarritz où Maïder Arostéguy annonce des retrouvailles pour « fin septembre » ou à Ciboure qui donne un « rendez-vous à la rentrée ». Palme de la planification à Anglet où les trois conseils municipaux de fin d’année sont d’ores et déjà connus (20 septembre, 22 novembre et 20 décembre).
Peine perdue pour Hervé Lucbereilh
C’était bien la peine qu’il prenne l’excellent Thierry Sagardoytho comme avocat ! L’ancien maire d’Oloron et très bon client de RamDam 64-40, Hervé Lucbereilh avait été condamné en correctionnelle à un an de prison avec sursis, cinq ans d’inéligibilité et une interdiction d’emploi de service public, pour des notes de frais un peu fantaisistes qui le voyaient utiliser un avion et sa voiture le même jour pour aller à Paris ou dîner à la même heure dans des restaurants fort éloignés l’un de l’autre. Le 24 août dernier, la Cour d’appel de Pau a confirmé le premier jugement et reconnu le maire coupable de détournement de fonds publics et usage de faux et a maintenu les peines prescrites avec une amende de 93 852 euros à rembourser plus 2 000 euros de préjudice moral.
Moustey adore voter
À Moustey, dans les Landes, on aime tellement les élections que toutes les occasions sont bonnes pour en organiser. En 2018, le conseil municipal composé de quinze membres s’était retrouvé réduit à huit quatre ans plus tard et il avait fallu d’urgence voter pour élire de nouveaux volontaires.
Même punition le 3 septembre dernier : Cinq conseillers dont deux adjoints au maire ayant démissionné, les habitants devront départager les sept nouveaux candidats qui se présentent (Sud Ouest, 29/8). Quant au maire, Vincent Ichard, qui effectue son deuxième mandat gaillardement, il réfute toute mauvaise ambiance au sein de son conseil et affirme suavement que les élus démissionnaires sont partis pour « raisons personnelles » ou « dissensions individuelles ». Icharrie pas un peu, le premier magistrat ?
Max Brisson, recordman de la coupure de rubans inauguraux. Au point qu’on le surnomme « le sécateur du Luxembourg »
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